Les Concerts Louise

Your Sunday’s « five to seven »

The dates are known, one Sunday per month in the late afternoon, for a unique musical event. The “Concerts Louise” offer an original musical event concept comprising two separate concerts around a piano recital, carried out by unusual ensembles composed of artists with international standing. You will be able to discover a good many of these musicians in Brussels for the very first time.

In the intermission, the Hotel Steigenberger Wiltcher’s  will entertain you in its prestigious salons around a cocktail, and will thus become the partner of your musical break.

A delicate line-up for an exclusive event. Really, there is nothing classical about this ‘classical’ programme, which stretches over sixdates and 12 concerts of which the contents can be found under this link.

Hoping to meet you there,

Roberte Mamou, Artistic Director

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Récital de piano à Paris le 25 novembre 2018

Dimanche 25 Novembre 2018 à 17h
Salle Colonne – 94 Boulevard Blanqui – 75013 Paris
une salle chargée d’histoire, dans un cadre art-déco d’exception!
Roberte MAMOU
Récital de piano « Mozart de Vienne à Paris»

          Personnalité aux innombrables couleurs, une magie qui se dégage de  son clavier , sa technique a la poésie de l’exactitude et les graces de l’abandon…. (Diapason)

Son  Intégrale des Sonates de Mozart   « BEST AWARDS 2016 JAPON»    GEIJUTSU-RECORDS MAGAZINE

      « Une intégrale digne de figurer dans la collection des mélomanes les plus exigeants ! »DIAPASON ****     

 Rencontre-dédicace à l’issue du concert 

 Billetterie :  www.lepotcommun.fr/billet/f1ocaaug
Tarif unique: 20€                                                         

                                                                     

                                                      

 

News

The 24th International masterclass in Bruges was a great success. Final concerts of the teachers were very appreciated by the public. We hope to see you next year for the 25th edition !

Before that, several opportunities to listen to Roberte Mamou
during the next months :

September 2018
Recording new CD
« Les Poètes des l’âme Slave »
Anton Rubinstein-Mikail Glinka-Piotr Illitch Tchaikowsky


October 2018

7 October : Teatro Louletano- Faro-Portugal
Piano-Recital
Tchaikowsky

28 October : Festival « Octobre Musical de Carthage » Tunisia
Chamber music with Laurent-Albrecht BREUNINGER, violin
Schubert – Schumann – Ysaye – Franck


November 2018

4 Novembre : « Classique à l’Abbaye » Brussels,
Abbaye de Dieleghem

Piano-Recital
Mozart

25 November Paris
Piano-Recital
Salle Colonne Paris
Haendel-Haydn-Debussy

Ne manquez pas le prochain concert des
Midi-Musique du Temple

Tuesday 10th April 2018 12.30
Temple protestant de Lille, 1 place du Temple, Lille

W.A. Mozart : Trio K502
F. Schubert : Trio op99

Gordan Nikolic, violin
Céline Flamen, cello
Roberte Mamou, piano

Prochain Récital le 1er février : De Naples à Moscou

Concert du 1er Février 2018 19h
Agence Crédit Agricole, 73 rue de Béthune, Lille
Roberte Mamou, piano

D.CIMAROSA 1749-1801     Cinq Sonates
1: Allegro giusto – 2: Andante – 3: Allegro – 4: Largo – 5: Allegro

 WA.MOZART 1756-1791   Sonate en Do Majeur K545
Allegro-Andante-Rondo

 F.CHOPIN 1810-1849       Deux Nocturnes
Do mineur et -Do dièze mineur

 C.DEBUSSY   1862-1918   Deux Arabesques
Mi mineur et Sol majeur

 PIOTR ILLITCH TCHAIKOWSKY 1840-1893     Deux Pièces
Nocturne op19 n°4
Des «Saisons»: Barcarolle Mois de Juin

Les Midi Musique du Temple en 2018

Nouvelle série de quatre concerts pour les Midi-Musique du Temple

Prochain concert le 6 février 12h30 Temple protestant de Lille

SCARLATTI LACRIMOSA
Oeuvres sacrées de Domenico SCARLATTI (1685-1757)
Ensemble Vocal Baroque du Conservatoire Royal de GAND (B)
Guy Penson, clavecin
Sergei Istomin, violoncelle baroque
Direction: Florian Heyerick

Un projet des classes de chant des professeurs Marcos Pujol – Hendrickje Van Kerckhove – Christianne Stotijn

  • Magnificat anima mea (à 4)
  • Stabat Mater (à 10)*
    Stabat Mater – Cujus animam gementem – Quis non posset – Eja Mater – Sancta Mater – Fac me vere – Juxta crucem – Inflammatus – Fac ut animae – Amen
  • Te Deum laudamus (à 8)

Ensemble vocal:
Franches Dhont*, Jana Pieters*, Lidwien Van Winckel*, Megan Baddeley*,
Louise Guenther, Esther Verheye, Mieke Dhondt
Anna Nuytten*, Ellen Wils*
Leander Van Gijsegem*, Jesse Polfliet*,
Noah Thys*, Nicholas Cornia*

Les oeuvres religieuses de Domenico Scarlatti
Qui ne connaît l’une ou l’autre des 555 sonates pour le clavier de Domenico Scarlatti ? Indiscutablement, elles constituent la part la plus célèbre de son oeuvre. Mais que sait-on de la quinzaine d’opéras, des dizaines d’airs, duos et cantates, des oratorios et des compositions religieuses diverses ? Tout virtuose du clavier qu’il fût, Domenico Scarlatti était avant tout l’héritier d’une tradition musicale napolitaine et romaine, dans laquelle la musique vocale, sous toutes ses formes, constituait l’essentiel de l’activité créatrice d’un compositeur. De nos jours, l’originalité, voire l’évidente modernité de ses sonates de clavier a éclipsé une part importante de son oeuvre que l’on a pu considérer, de premier abord, comme plus proche des conventions de l’époque, donc peut-être moins intéressante. Les compositions de son père Alessandro et surtout celles de son contemporain Haendel nous ont suffi à bien connaître la musique romaine du début du XVIIIe siècle et nous nous sommes souvent contentés, en ce qui concerne Domenico Scarlatti, d’insister sur l’importance de ses sonates.
On sait bien peu de choses de la formation de Domenico Scarlatti, né à Naples le 26 octobre 1685. Son père Alessandro fut-il son unique maître ? Sa vie professionnelle commence tôt puisque, à seize ans, il est déjà organiste de la chapelle royale à Naples. Après un séjour à
Florence, c’est à Rome qu’il s’installe, comme compositeur privé de la reine de Pologne exilée, Maria Casimira, où il écrit principalement des oeuvres vocales profanes. Faut-il rappeler l’importance de la musique dans la cité vaticane à cette époque ? Les théâtres d’opéra, les églises, les salons privés, dont ceux des célèbres cardinaux, rivalisent de concerts, spectacles et autres divertissements musicaux ; on y rencontre les plus illustres musiciens de l’époque, en commençant par Arcangelo Corelli et Alessandro Scarlatti, et les étrangers parmi lesquels le « saxon furieux », Georg Friedrich Haendel. C’est dans ce monde que Domenico fait ses premières armes et se confronte à ses aînés. Bien que cela ne soit pas sa principale activité, il est déjà bien connu comme virtuose du clavier. Le 22 décembre 1713, il obtient le poste de maître de chapelle de la Basilica Giulia. Il y restera jusqu’à son départ pour le Portugal en 1719. On serait évidemment tenté de considérer que ses compostions religieuses datent de cette période. Mais l’on sait que durant ses séjours à Lisbonne, puis à Madrid, il a gardé une activité de musicien d’église. La datation de ses compositions liturgiques reste toujours très incertaine, d’autant plus que leur style d’écriture est, dans l’immense majorité, très archaïque et renoue, sous des aspects divers, avec la tradition de la polyphonie.
La plus célèbre composition religieuse de Domenico Scarlatti est le Stabat Mater à dix voix et basse continue. Tout porte à croire qu’il fut écrit à Rome pour la Capella Giulia. La disposition vocale de l’ensemble est tout à fait surprenante. Il ne s’agit nullement d’une disposition en double choeur, mais bien d’un ensemble de dix voix solistes : 4 sopranos, 2 altos, 2 ténors, 2 basses. Il ne s’agit pas non plus d’un choeur de 5 solistes et d’un autre choeur de 5 « ripiénistes ». Les dix voix ont toutes le même rôle et la partition ne cesse de faire appel à toutes sortes de combinaisons entre elles ; cette variété d’assemblage entre des effectifs de deux à dix voix confère à cette partition une grande originalité et offre sans cesse des sonorités contrastées. Ce très émouvant texte du Stabat Mater trouve ici l’une de ses plus belles expressions musicales, faite de tensions extrêmes, de passages poétiques et tendres, majoritairement dans des mouvements lents. Alors que la tradition italienne des Stabat Mater du XVIIIe siècle (Pergolesi, Vivaldi et plus tard Boccherini…) n’hésitait pas à utiliser des alternances de tempos parfois assez contrastés (et qui n’ étaient pas toujours en corrélation directe avec le texte), la vision de Scarlatti est nettement plus sombre, plus méditative, plus liée au texte… presque madrigalesque ! C’est seulement lorsque la lumière de l’accès au Paradis est évoquée que l’écriture s’anime pour se terminer avec une joie évidente dans l’Amen final en 3/8 à l’indéniable caractère dansant.
Le Magnificat faisait probablement aussi partie du répertoire de la Capella Giulia. Ici, l’écriture est totalement différente : un ensemble de quatre voix d’une austérité et d’une simplicité d’écriture qui placent directement ce Magnificat dans la tradition de la musique de la chapelle pontificale, à la suite du célébrissime Miserere de Gregorio Allegri. Après les audaces polyphoniques du Stabat Mater, ce contrepoint nettement plus sévère montre que Domenico Scarlatti savait encore écrire dans le vieux style de la Renaissance. Il faut dire que cette tradition était bel et bien vivante à l’époque.
Enfin le Te Deum pourrait être une composition de l’époque portugaise. Ici, à nouveau, une écriture toute différente. Un véritable double choeur à huit voix avec effets de réponses et d’alternance entre les deux groupes. Une basse continue nettement plus instrumentale avec ses traits diminués en croches. Ce Te Deum aurait été chanté le 31 décembre 1721 à Lisbonne, ainsi qu’en témoigne un article de la « Gazeta di Lisboa » du 1er janvier 1722.
JÉRÔME LEJEUNE