Ne manquez pas le prochain concert des
Midi-Musique du Temple

Tuesday 10th April 2018 12.30
Temple protestant de Lille, 1 place du Temple, Lille

W.A. Mozart : Trio K502
F. Schubert : Trio op99

Gordan Nikolic, violin
Céline Flamen, cello
Roberte Mamou, piano

Prochain Récital le 1er février : De Naples à Moscou

Concert du 1er Février 2018 19h
Agence Crédit Agricole, 73 rue de Béthune, Lille
Roberte Mamou, piano

D.CIMAROSA 1749-1801     Cinq Sonates
1: Allegro giusto – 2: Andante – 3: Allegro – 4: Largo – 5: Allegro

 WA.MOZART 1756-1791   Sonate en Do Majeur K545
Allegro-Andante-Rondo

 F.CHOPIN 1810-1849       Deux Nocturnes
Do mineur et -Do dièze mineur

 C.DEBUSSY   1862-1918   Deux Arabesques
Mi mineur et Sol majeur

 PIOTR ILLITCH TCHAIKOWSKY 1840-1893     Deux Pièces
Nocturne op19 n°4
Des «Saisons»: Barcarolle Mois de Juin

Les Midi Musique du Temple en 2018

Nouvelle série de quatre concerts pour les Midi-Musique du Temple

Prochain concert le 6 février 12h30 Temple protestant de Lille

SCARLATTI LACRIMOSA
Oeuvres sacrées de Domenico SCARLATTI (1685-1757)
Ensemble Vocal Baroque du Conservatoire Royal de GAND (B)
Guy Penson, clavecin
Sergei Istomin, violoncelle baroque
Direction: Florian Heyerick

Un projet des classes de chant des professeurs Marcos Pujol – Hendrickje Van Kerckhove – Christianne Stotijn

  • Magnificat anima mea (à 4)
  • Stabat Mater (à 10)*
    Stabat Mater – Cujus animam gementem – Quis non posset – Eja Mater – Sancta Mater – Fac me vere – Juxta crucem – Inflammatus – Fac ut animae – Amen
  • Te Deum laudamus (à 8)

Ensemble vocal:
Franches Dhont*, Jana Pieters*, Lidwien Van Winckel*, Megan Baddeley*,
Louise Guenther, Esther Verheye, Mieke Dhondt
Anna Nuytten*, Ellen Wils*
Leander Van Gijsegem*, Jesse Polfliet*,
Noah Thys*, Nicholas Cornia*

Les oeuvres religieuses de Domenico Scarlatti
Qui ne connaît l’une ou l’autre des 555 sonates pour le clavier de Domenico Scarlatti ? Indiscutablement, elles constituent la part la plus célèbre de son oeuvre. Mais que sait-on de la quinzaine d’opéras, des dizaines d’airs, duos et cantates, des oratorios et des compositions religieuses diverses ? Tout virtuose du clavier qu’il fût, Domenico Scarlatti était avant tout l’héritier d’une tradition musicale napolitaine et romaine, dans laquelle la musique vocale, sous toutes ses formes, constituait l’essentiel de l’activité créatrice d’un compositeur. De nos jours, l’originalité, voire l’évidente modernité de ses sonates de clavier a éclipsé une part importante de son oeuvre que l’on a pu considérer, de premier abord, comme plus proche des conventions de l’époque, donc peut-être moins intéressante. Les compositions de son père Alessandro et surtout celles de son contemporain Haendel nous ont suffi à bien connaître la musique romaine du début du XVIIIe siècle et nous nous sommes souvent contentés, en ce qui concerne Domenico Scarlatti, d’insister sur l’importance de ses sonates.
On sait bien peu de choses de la formation de Domenico Scarlatti, né à Naples le 26 octobre 1685. Son père Alessandro fut-il son unique maître ? Sa vie professionnelle commence tôt puisque, à seize ans, il est déjà organiste de la chapelle royale à Naples. Après un séjour à
Florence, c’est à Rome qu’il s’installe, comme compositeur privé de la reine de Pologne exilée, Maria Casimira, où il écrit principalement des oeuvres vocales profanes. Faut-il rappeler l’importance de la musique dans la cité vaticane à cette époque ? Les théâtres d’opéra, les églises, les salons privés, dont ceux des célèbres cardinaux, rivalisent de concerts, spectacles et autres divertissements musicaux ; on y rencontre les plus illustres musiciens de l’époque, en commençant par Arcangelo Corelli et Alessandro Scarlatti, et les étrangers parmi lesquels le « saxon furieux », Georg Friedrich Haendel. C’est dans ce monde que Domenico fait ses premières armes et se confronte à ses aînés. Bien que cela ne soit pas sa principale activité, il est déjà bien connu comme virtuose du clavier. Le 22 décembre 1713, il obtient le poste de maître de chapelle de la Basilica Giulia. Il y restera jusqu’à son départ pour le Portugal en 1719. On serait évidemment tenté de considérer que ses compostions religieuses datent de cette période. Mais l’on sait que durant ses séjours à Lisbonne, puis à Madrid, il a gardé une activité de musicien d’église. La datation de ses compositions liturgiques reste toujours très incertaine, d’autant plus que leur style d’écriture est, dans l’immense majorité, très archaïque et renoue, sous des aspects divers, avec la tradition de la polyphonie.
La plus célèbre composition religieuse de Domenico Scarlatti est le Stabat Mater à dix voix et basse continue. Tout porte à croire qu’il fut écrit à Rome pour la Capella Giulia. La disposition vocale de l’ensemble est tout à fait surprenante. Il ne s’agit nullement d’une disposition en double choeur, mais bien d’un ensemble de dix voix solistes : 4 sopranos, 2 altos, 2 ténors, 2 basses. Il ne s’agit pas non plus d’un choeur de 5 solistes et d’un autre choeur de 5 « ripiénistes ». Les dix voix ont toutes le même rôle et la partition ne cesse de faire appel à toutes sortes de combinaisons entre elles ; cette variété d’assemblage entre des effectifs de deux à dix voix confère à cette partition une grande originalité et offre sans cesse des sonorités contrastées. Ce très émouvant texte du Stabat Mater trouve ici l’une de ses plus belles expressions musicales, faite de tensions extrêmes, de passages poétiques et tendres, majoritairement dans des mouvements lents. Alors que la tradition italienne des Stabat Mater du XVIIIe siècle (Pergolesi, Vivaldi et plus tard Boccherini…) n’hésitait pas à utiliser des alternances de tempos parfois assez contrastés (et qui n’ étaient pas toujours en corrélation directe avec le texte), la vision de Scarlatti est nettement plus sombre, plus méditative, plus liée au texte… presque madrigalesque ! C’est seulement lorsque la lumière de l’accès au Paradis est évoquée que l’écriture s’anime pour se terminer avec une joie évidente dans l’Amen final en 3/8 à l’indéniable caractère dansant.
Le Magnificat faisait probablement aussi partie du répertoire de la Capella Giulia. Ici, l’écriture est totalement différente : un ensemble de quatre voix d’une austérité et d’une simplicité d’écriture qui placent directement ce Magnificat dans la tradition de la musique de la chapelle pontificale, à la suite du célébrissime Miserere de Gregorio Allegri. Après les audaces polyphoniques du Stabat Mater, ce contrepoint nettement plus sévère montre que Domenico Scarlatti savait encore écrire dans le vieux style de la Renaissance. Il faut dire que cette tradition était bel et bien vivante à l’époque.
Enfin le Te Deum pourrait être une composition de l’époque portugaise. Ici, à nouveau, une écriture toute différente. Un véritable double choeur à huit voix avec effets de réponses et d’alternance entre les deux groupes. Une basse continue nettement plus instrumentale avec ses traits diminués en croches. Ce Te Deum aurait été chanté le 31 décembre 1721 à Lisbonne, ainsi qu’en témoigne un article de la « Gazeta di Lisboa » du 1er janvier 1722.
JÉRÔME LEJEUNE

Octobre musical de Carthage 2017

La 23ème édition de l’Octobre Musical, propose, du 12 au 31 octobre, seize concerts, conduits par des artistes, qui par leur talent et leur sensibilité, feront partager la passion de la musique.

L’Acropolium, le plus récent des monuments anciens de l’histoire de Carthage, a été créé dans le cadre de la sauvegarde, de la mise en valeur et de l’animation du Parc National Carthage Sidi Bou Saïd.

Cet événement bénéficie du partenariat du Ministère des Affaires Culturelles, du Ministère du Tourisme, de la Coopération internationale et de fidèles mécènes. Il contribue, avec les artistes, le public et le monument qui abrite ces manifestations, à enrichir la diversité culturelle de la prestigieuse cité carthaginoise.

Programme complet (les concerts débutent à 20h00) : 

Jeudi 12 octobre : La Musique fait son cinéma (Tunisie)

Orchestre et chœur du Conservatoire El Manar Direction, Fadi Ben Othman 47 musiciens et choristes autant doués que passionnés de musique, présentent un programme attrayant de musique de films, américain, français, égyptien, tunisien.

Vendredi 13 octobre : Nour Ayadi, piano (Maroc)

Élève de l’Ecole Normale de Musique Alfred Cortot, puis diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, avec félicitations du jury. Lauréate de nombreux prix et concours internationaux, dont celui de la Princesse Lalla Meryem. Elle est invitée dès l’âge de 15 ans à des festivals en France, Pologne, Autriche, Italie. (Beethoven, Bach, Chopin, Barcarolle…)

Samedi 14 octobre : Nikita Zasypkin, violoncelle, Francesco Marabella, piano, Victor Abramyan Nadejda Nourkaeva & Walid Ben Rehaïem, violon  (Russie) 

Variations à cordes interprétés par de très grands talents. Ce quintette de belle renommée, jouera un florilège de la grande musique. (Debussy, Bach, Chopin, Schubert, Brahms, Tchaïkovsky).

Dimanche 15 octobre : Luis Gory, piano (Argentine)

Diplômé du conservatoire ‘’Manuel de Falla’’ où il côtoie les plus grands musiciens argentins. Sa carrière professionnelle le conduit sur les grandes scènes mondiales. Il enseigne également au conservatoire de Buenos Aires. (Mozart, Beethoven, Liszt).

Mardi 17 octobre : Andrea et Bogdan Grigoras, violon (Roumanie) 

Diplômés de l’université nationale de musique de Bucarest, ils se produisent sur les scènes internationales. Depuis 2010 ils résident en Tunisie, où ils créent et dirigent l’Orchestre de Chambre de Sfax. (Haendel, Bach, Haydn, Mozart, Bizet et Schubert).

Mercredi 18 octobre : Quatuor de guitare Walid Dhahri, Sami Dallali, Hela Douik & Souha Othmani (Tunisie) 

Premier quatuor tunisien de guitare classique qui présente un merveilleux programme pour guitare, de Boccherini (1743) à Tortora (1957).

Vendredi 20 octobre : Kammer Ensemble (Tunisie-France) 

7 merveilleux musiciens, Français et tunisiens résidants en France. Ils interprètent en  quintette et solos avec leur immense talent de superbes pièces de Vivaldi, Bach, Telemann, Massenet.

Samedi 21 octobre : Jose de Solaun, piano (Espagne)

Ce jeune pianiste, premier prix du concours international José Iturbi, et premier prix de piano de la Communauté européenne, à Prague. Ils se produit régulièrement aux USA, Europe, Chine et Japon. (Albéniz, Granados, De Falla)

Samedi 22 octobre : Extase & Passions (Italie)

Ombretta Macchi, soprano & Filippo Bulfamante, piano. Piano et voix s’accorde dans l’interprétation des célèbres rôles du répertoire lyrique italien.

Mardi 24 octobre : Magda Amara, piano. Johannes Fleischmann, violon (Autriche)

Ce duo né dans l’amour de la musique participe aux festivals les plus prestigieux. Ils joueront les célèbres compositeurs de la grande musique Viennoise. (Schubert, Mozart, Strauss). 

Mercredi 25 octobre : Aïda Lahlou, piano (Maroc) 

Elle remporte son premier concours international à l’âge de 8 ans. 5 ans plus tard, elle est admise à la Yehudi Menuhin Scholl. Elle se produit en solo et en musique de chambre à Londres, Bruxelles, Rabat. (Beethoven, chopin, Ravel, Scriabine).

Jeudi 26 octobre : Saxo Clone Fréderic Basquin & Gino Sanya, saxophone Pascal Thibaux, piano (Belgique)

Ces trois musiciens réunis autour du thème du saxo nous présentent un moment musical unique. (French Connection).

Samedi 28 octobre : Hanna Holeksa, piano & Katarzyna Duda, violon (Pologne) 

Lauréates des prestigieux concours internationaux, elles se produisent en soliste et musique de chambre en Pologne et à l’étranger. (Ravel, Vieniavski, Gershwin, Sarasate).

Dimanche 29 octobre : Roberte Mamou, piano (Belgique) 

Cette merveilleuse pianiste originaire de Tunisie ne ménage pas son temps et ses dons dans les académies de musique de Lille et de Bruxelles, pour enseigner aux pianistes tunisiens l’art du piano. Co-fondatrice de l’Octobre Musical de Carthage, elle reste l’étoile que le public attend d’année en année. (Haendel, Haydn, Debussy, Glinka). 

Lundi 30 octobre : Pavel Sporcl, violon & Jaromir Klepac, piano (République Tchèque) 

Pavel Sporcl, récompensé par des grands prix internationaux, il se distingue entre autres par son violon bleu, ce violoniste remarquable, a joué avec le Metropolitan Orchestra, le Royal Liverpool, l’Orchestre de Paris. Jaromir Klapac, Prix du ‘’Diapason d’or’’ en 2006 dans la catégorie musique de chambre, sollicité dans les grands festivals, il est familier du Printemps de Prague. (Smetana, Martinu, Bebussy, Mozart, Dvorak).

Mardi 31 octobre : Vincent Bertrand, baryton Mehdi Trabelsi, piano (Belgique-Tunisie) 

Magnifique baryton, révélation de l’Opéra Royal de Wallonie, premier prix au concours international de chant de Marmande. Il s’est forgé une réputation immense dans les grands rôles de l’opéra. Il est accompagné au piano par le talent et la classe de Mehdi Trabelsi. (Offenbach, Mozart, Rossini).